
François-Auguste Biard, Magdalenefjorden, 1840, Musée du Louvre
21€
Anthologie, brochée, 512 pages
« Les chasseurs arrivèrent au milieu du troupeau sans que celui-ci eût fait un pas pour fuir ; cette fois, le docteur eut beaucoup de peine à contenir les instincts d’Altamont ; l’Américain ne pouvait voir tranquillement ce magnifique gibier sans qu’une ivresse de sang lui montât au cerveau. Hatteras regardait d’un air ému les douces bêtes, qui venaient frotter leurs naseaux sur les vêtements du docteur, l’ami de tous les êtres animés. »
Jules Verne
La littérature est-elle jamais plus littérature qu’au désert ? La vacance de toute forme au monde n’est-elle pas au fond ce qui alerte, convoque et stimule le mieux sa disposition définitoire à « trouver forme », à retrouver ou à trouver objet où l’objet se fait économe d’apparition outre ou devant la nécessité propre du livre ?
C’est ce que semblent nous dire les œuvres réunies ici, œuvres où l’on voit le défaut du monde se faire en effet condition de l’exhaussement du livre.
Victor de Laprade
Michel-Ange Marin
Jules Verne
Bernard d’Harcourt
Armand Renaud
Friedrich Nietzsche
Lucie Delarue-Mardrus
Pierre Loti
Charles Le Goffic
Gustave Le Rouge
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